« Belle image de la ville d’Evry…Tu me mets quelques Blancs, quelques Whites, quelques blancos… ». Cette phrase a été prononcée par Manuel Valls, député-maire PS de cette même ville, le 10 juin dernier. Il était alors filmé par Direct 8 pour l’émission « Politiquement parlant ». Et quand Valls dérape, il confirme et signe. Il a justifié ses propos en évoquant la « ghétoissation de la République et la ségrégation territoriale, sociale, ethnique ». Dans ce cas, doit-on crier au racisme? Ces propos, presque dignes d’ un JM Le Pen en balade de santé, annoncent-ils une récupération électorale, alors même que l’intéressé se présente aux prochaines primaires socialistes? Idée qui reste à nuancer: A-t-il contrôlé ses propos…rien n’est sûr! Cela ressemble plutôt à une petite phrase qui fait une échappée belle.
A l’inverse, doit-on saluer l’envie de lutter contre le communautarisme et « d’arrêter la langue de bois et le politiquement correct » comme il le prétend? Peut-être mais néanmoins, comme l’a souligné M. Lamadaoui, ancien secrétaire national à l’égalité: « Je rappelle à Manuel Valls, lui-même issu de l’immigration, que la problématique des ghettos est de nature économique et sociale et n’a donc rien à voir avec la couleur de la peau de leurs habitants. »
La forme des propos reste aussi à discuter. Dans le « Tu mets plus de blancs », on a plus l’impression de parler d’une recette de gâteau que d’êtres humains.
Déborah
Articles liés:

