Va-t-on devoir créer une rubrique spéciale « jeux vidéos » au JDMG ? Il semblerait en effet que le «geek» amoureux du jeu en ligne n’ait décidément peur de rien. Dans le monde virtuel, on pourrait presque tout se permettre : tuer des musulmans ( Muslim massacre, voir « Un jeu de massacre » ) tirer sur des clandestins qui risquent leur vie pour échouer sur les côtes italiennes ( Repousse le clandestin, voir « Un jeu du plus mauvais goût »). Au choix. Le nouveau scandale du moment : « Clodogame », un jeu qui permet aux internautes de se « glisser » dans la peau d’un SDF et ainsi de passer « du clochard au châtelain », comme indiqué sur la page d’accueil du site.
« Deviens le clochard le plus talentueux de Paris et installe toi à Versailles ! », voilà le grand défi à relever dans ce jeu . Pour cela, il faudra créer sa bande, jouer d’un instrument, partir mendier, découvrir de nouveaux logis pour sauver sa peau…
La société à l’initiative de ce jeu de stratégie qui se veut « proche de notre réalité » loin des mondes de dragons et d’elfes en tout genre est Farbelut Entertainement, qui s’intéresse aux idées originales et aux concepts de jeux non conventionnels. « Avec le jeu Pennergame, la version allemande originale de Clodogame, nous avons séduit 2.2 million de joueurs. Notre jeu génère aussi presque 3 milliards de pages vues par mois. » Comme quoi, le mauvais goût c’est aussi un bon filon business…
Un jeu qui ne permettra pas en tout cas de réduire le lot de clichés sur la vie et conditions du SDF : le clochard sent mauvais, il est voleur et bien sur alcoolique. Benoist Apparu, secrétaire d’État chargé du Logement et de l’Urbanisme s’est indigné de la mise en ligne du jeu et a condamné avec force « les créateurs de jeux qui utilisent la souffrance humaine pour se faire un coup de pub. » .
Le secrétaire d’État chargé du Logement et de l’Urbanisme vient de demander aux services juridiques du Ministère d’étudier les différentes possibilités d’intervention contre ce jeu en ligne. Très bien, mais la vraie bataille, ça serait avant tout de mettre en place une vraie politique d’hébergement en France.
Déborah
Pas d\\


C’est consternant. Merveilleux monde que le nôtre.