L’Université de Valenciennes organisait les 10 et 11 décembre un colloque sur le thème « L’invention du mauvais goût à l’âge classique ». Texte : Carine Barbafieri.
Si la métaphore du goût par laquelle on attribue à l’esprit la faculté de la langue et du palais apparaît déjà chez Ronsard ou chez Montaigne, pour s’imposer ensuite dans la première moitié du XVIIe siècle, l’expression figée de « mauvais goût » semble dater de la fin du XVIIe siècle (dans les Femmes savantes, il est question de ceux que « le mauvais goût du siècle a su mettre en crédit »), pour désigner autant la défectueuse faculté de juger que la mauvaise saveur de la chose elle-même. Cette idée qu’un type de forme, de sujet, de langage ou de style constitue une forme d’écriture déplacée, dégradée ou inférieure traverse toute l’époque classique. Mais selon quels critères juge-t-on mauvais un texte, un style ou une forme ?
Pas d\\

